La biodynamie est adoptée par plus de 1000 fermes Demeter en France. Cette approche en coopération avec le vivant s’est diffusée dans la seconde moitié du XXeme siècle au grès des essais et de son adoption par des paysans ambitieux, tournés vers l’avenir et l’excellence. Les éleveurs, vignerons, céréaliers, arboriculteurs, maraichers et producteurs en biodynamie sont convaincus par leurs expériences et les résultats visibles dans leurs champs. L’étude de leurs pratiques occupe de nombreux chercheurs. C’est en particulier le cas depuis les dernières décennies. Dans le même temps, le retour à une vision globale de la ferme s’opère dans tous types d’agri-culture. Des conditions climatiques instables et extrêmes ainsi que des modèles de production intensive à la durabilité contestable incitent à la recherche d’autres modes de culture.

Les biodynamistes prennent en considération leur ferme et le vivant dans toute leur globalité. De la plante jusqu’aux fruits cultivés, en passant par la faune et la flore, l’ensemble d’un écosystème est considéré. L’objectif de cette approche étant d’atteindre une certaine harmonie par les actions à mener, ou non.
Des recherches sur la vie des sols, de la faune et de la flore
Des scientifiques de toutes spécialités ont cherché à comprendre les effets de la biodynamie sur la vie des sols et leur écosystème.
L’essai en plein champ du FIBL se poursuit depuis 1978 sur des grandes cultures tel que le blé, la pomme de terre, le maïs, le soja, des prairies, pour comparer les méthodes d’agricultures conventionnel, biologique et biodynamique. Une bien meilleure stabilité des sols dans les cultures en biodynamie s’observe sur ces longues périodes d’essai. La biomasse allant croissante dans cette approche qui favorise également la biodiversité et l’équilibre du milieu. Les activités microbienne et mycorhizienne se révèlent aussi plus importante dans la variante culturale biodynamique.

C’est également ce que démontre une étude menée par Rüdiger Oritz-Álvarez. Un plus grand nombre de champignons, avec des connexions bien plus développées, sont présents dans des vignes Demeter et en biodynamie aux Etats-Unis et en Espagne. Les chercheurs responsables de cette étude ont conclu que les parcelles observées étaient moins sensibles aux variations climatiques.
Des symbioses plus importantes
La richesse et la complexité des interactions des microorganismes est bien favorisée par l’agriculture biodynamique selon l’étude Ecovitisol portée par des chercheurs de l’INRAE. Ces réseaux sont importants pour permettre le captage des ressources présentes dans le sol par les plantes. Un élément essentiel pour la richesse du vivant sous nos pieds et les symbioses vectrices d’harmonie dans un écosystème.
Si l’étymologie de « Biodynamie » signifie “stimuler le vivant“, cela implique concrètement le renforcement des défenses naturelles des plantes. Une étude du groupe VITIREPERE-PNPP de l’INRA Colmar l’a démontré. De meilleures protections naturelles, c’est moins d’intrants nécessaires pour un écosystème équilibré et soutenable. Cette même équipe a justement observé la stabilité des vignes conduites en biodynamie lors d’une année à fort stress hydrique. Comparé à celle en viticulture conventionnelle, ces vignes étaient bien moins impactées par la sécheresse.

Des recherches concordantes
Pour conclure cet état de la recherche scientifique au sujet de la biodynamie, voici une citation d’une méta analyse. Réalisée par des chercheurs de l’INRAE et d’AGRO PARIS TECH, elle porte sur une centaine d’études. Elle compare les modes de cultures conventionnel, biologique et biodynamique :
« L’agriculture biodynamique apparaît comme le mode de culture avec le meilleur impact sur les qualités écologiques du sol. 70% des indicateurs biologiques mesurés en biodynamie sont supérieurs à l’agriculture conventionnelle, et 52% des indicateurs microbiologiques sont supérieurs à l’agriculture biologique. »

Ces études font partie des vérifications concrètes et utiles à la compréhension de la biodynamie. Chacune d’elle apporte un regard critique sur les effets bénéfiques des pratiques agronomiques garanties par le label Demeter. Ces résultats de recherche concordent pour admettre des bienfaits pour la vie et la qualité des sols, ainsi que sur la biodiversité.
Sources des études à retrouver sur notre page Résultats de recherche.